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DR ALA CHEBBI

Traitement cancer de la prostate à Paris

Cancer de la prostate : l’essentiel à retenir

Cancer masculin le plus fréquent après 50 ans. Le dépistage précoce (PSA, examen clinique, IRM, biopsies) améliore la prise en charge et les chances de guérison.

Définition

Développement de cellules cancéreuses au sein de la prostate (sous la vessie, autour de l’urètre). À distinguer de l’HBP qui est bénigne.

  • Souvent lent, parfois agressif
  • Pas les mêmes enjeux que l’HBP

Quand ça se voit

  • Souvent asymptomatique au début
  • Troubles urinaires
  • Sang dans urines/sperme
  • Douleurs pelviennes
  • Si avancé : douleurs osseuses

Facteurs de risque

  • Âge > 50 ans
  • Antécédents familiaux
  • Origine afro-caribéenne
  • Surpoids, tabac, sédentarité

Dépistage & diagnostic

  • PSA (prise de sang)
  • Toucher rectal
  • IRM multiparamétrique
  • Biopsies ciblées (confirmation)

Parcours diagnostic (exemple)

1. PSA

Dosage sanguin de référence.

2. Examen

Toucher rectal par l’urologue.

3. IRM

Localisation des zones suspectes.

4. Biopsies

Analyse au microscope (confirmation).

Options thérapeutiques (selon stade & profil)

Surveillance active

Pour formes peu évolutives : suivi régulier (PSA, IRM, biopsies).

Prostatectomie totale

Chirurgie curative si cancer localisé (ouverte, coelio, robot).

Radiothérapie

Externe ou curiethérapie (grains) selon indication.

Hormonothérapie

Baisse de testostérone ; souvent associée à RT.

Chimiothérapie

Formes avancées/métastatiques en association.

Prostatectomie : étapes

  1. 1
    Indication & préparation

    Discussion en consultation, bilan préop (urologue/anesthésie).

  2. 2
    Opération

    Ablation de la prostate et des vésicules séminales ± ganglions. Anastomose vessie–urètre.

  3. 3
    Hospitalisation

    Environ 5–7 jours. Sonde 1–2 semaines. Gêne urinaire possible.

  4. 4
    Suites & rééducation

    Rééducation périnéale, accompagnement de la fonction érectile si besoin.

Effets secondaires : prise en charge

Incontinence → rééducation périnéale Érection → traitements & dispositifs Support → suivi médical & psychologique
Localisé

Survie à 5 ans souvent très élevée (>95 %).

Localement avancé

Prise en charge combinée, résultats favorables possibles.

Métastatique

Traitements pour contrôler la maladie et préserver la qualité de vie.

Le cancer de la prostate est le cancer masculin le plus fréquent en France et dans le monde. Il touche principalement les hommes de plus de 50 ans et son incidence augmente avec l’âge.
Bien qu’il évolue souvent lentement, un dépistage précoce est essentiel afin de diagnostiquer les formes agressives et de mettre en place une prise en charge adaptée. Plus le cancer est détecté tôt, meilleures sont les chances de guérison.

Qu’est-ce que le cancer de la prostate ?

Le cancer de la prostate correspond au développement de cellules cancéreuses au sein de la prostate, une petite glande située sous la vessie et entourant l’urètre. La prostate joue un rôle dans la production du liquide séminal, composant du sperme.

Il est important de distinguer le cancer de la prostate de l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) :

  • L’HBP est une augmentation de volume non cancéreuse, fréquente après 50 ans.

     

  • Le cancer de la prostate résulte d’une prolifération de cellules malignes, pouvant envahir les tissus voisins ou se propager à distance (métastases).

     

Quels sont les symptômes du cancer de la prostate ?

Le cancer de la prostate est souvent asymptomatique aux premiers stades, ce qui justifie l’importance du dépistage.

Lorsqu’il se manifeste, plusieurs signes peuvent apparaître :

  • Troubles urinaires : jet faible, envies fréquentes d’uriner, sensation de vidange incomplète.

     

  • Présence de sang dans les urines ou dans le sperme (hématurie, hémospermie).

     

  • Douleurs pelviennes ou gênes persistantes.

     

Dans les formes plus avancées, le cancer peut se propager aux os et provoquer :

  • Douleurs osseuses, en particulier au niveau du bassin, des vertèbres ou des côtes.

     

  • Fractures pathologiques en cas de métastases osseuses.

     

Quels sont les facteurs de risque du cancer de la prostate ?

Plusieurs facteurs augmentent la probabilité de développer un cancer de la prostate :

  • L’âge : le risque augmente significativement après 50 ans.

     

  • Les antécédents familiaux : un père, un frère ou un proche parent atteint de cancer de la prostate accroît le risque, surtout si le diagnostic est survenu tôt.

     

  • L’origine ethnique : les hommes d’origine afro-caribéenne présentent un risque plus élevé de développer des formes agressives.

     

  • Le mode de vie : surpoids, alimentation riche en graisses animales, sédentarité et tabagisme peuvent contribuer à un risque plus important.

Comment dépister et diagnostiquer le cancer de la prostate ?

Le diagnostic du cancer de la prostate repose sur plusieurs examens complémentaires :

  • Dosage du PSA (antigène spécifique de la prostate) : un simple test sanguin permet de mesurer le taux de PSA, une protéine produite par la prostate. Un taux élevé peut évoquer un cancer, mais aussi une hypertrophie bénigne ou une inflammation (prostatite).

     

  • Toucher rectal : examen clinique rapide permettant à l’urologue de palper la prostate pour détecter d’éventuelles anomalies (nodule, induration, augmentation de volume).

     

  • IRM multiparamétrique de la prostate : cet examen d’imagerie de haute précision aide à localiser les zones suspectes et à guider d’éventuelles biopsies.

     

  • Biopsies prostatiques : elles consistent à prélever de petits fragments de prostate afin d’analyser les cellules au microscope. C’est l’examen de référence pour confirmer ou non la présence d’un cancer.

     

Quels sont les traitements du cancer de la prostate ?

Le traitement dépend de plusieurs critères : âge du patient, stade de la maladie, agressivité du cancer et état de santé général.

  • Surveillance active : recommandée pour les cancers peu évolutifs, diagnostiqués à un stade précoce. Elle consiste en un suivi régulier avec dosages du PSA, IRM et biopsies.

     

  • Chirurgie (prostatectomie totale) : consiste à retirer entièrement la prostate et les vésicules séminales. Indiquée pour les cancers localisés chez les patients en bonne santé.

     

  • Radiothérapie externe ou curiethérapie : la radiothérapie utilise des rayons pour détruire les cellules cancéreuses. La curiethérapie consiste à implanter directement des grains radioactifs dans la prostate.

     

  • Hormonothérapie : utilisée pour réduire le taux de testostérone, hormone qui stimule la croissance des cellules cancéreuses. Elle peut être prescrite seule ou en association avec la radiothérapie.

     

  • Chimiothérapie : réservée aux formes avancées et métastatiques, souvent en complément de l’hormonothérapie.

     

Comment se déroule une prostatectomie (ablation de la prostate) ?

Indications

La prostatectomie totale est proposée lorsque le cancer est localisé à la prostate, chez les patients dont l’état général permet une chirurgie curative.

Techniques chirurgicales

  • Chirurgie ouverte : incision au niveau du bas-ventre.

     

  • Chirurgie coelioscopique : réalisée par de petites incisions, avec une caméra.

     

  • Chirurgie robot-assistée (Da Vinci®) : technique de plus en plus répandue, offrant une grande précision et une récupération plus rapide.

     

Déroulement de l’opération

  • L’intervention se pratique sous anesthésie générale.

     

  • Le chirurgien retire la prostate, les vésicules séminales et parfois les ganglions lymphatiques voisins.

     

  • Une anastomose est réalisée entre la vessie et l’urètre pour rétablir la continuité urinaire.

     

Hospitalisation et suites immédiates

  • L’hospitalisation dure en moyenne 5 à 7 jours.

     

  • Une sonde urinaire est mise en place pendant une à deux semaines.

     

  • Les suites post-opératoires peuvent comporter une gêne urinaire et des troubles de l’érection, qui font l’objet d’une prise en charge spécifique.

     

Quels sont les effets secondaires possibles ?

Les traitements du cancer de la prostate, en particulier la chirurgie et la radiothérapie, peuvent entraîner certains effets secondaires :

  • Incontinence urinaire : il s’agit d’une fuite d’urine involontaire, plus fréquente dans les premières semaines après une prostatectomie. La rééducation périnéale permet dans la majorité des cas une récupération progressive du contrôle urinaire.

     

  • Troubles de l’érection : la prostatectomie et certains traitements (hormonothérapie, radiothérapie) peuvent endommager les nerfs responsables de l’érection. La récupération dépend de l’âge, de l’état initial et de la technique utilisée. Des solutions existent : traitements médicamenteux, injections, dispositifs mécaniques et, dans certains cas, implants péniens.

     

  • Moyens de prévention et de prise en charge :

     

    • Préservation nerveuse lors de la chirurgie quand cela est possible.

       

    • Rééducation précoce et accompagnement médical.

       

    • Soutien psychologique et prise en charge globale de la sexualité.

       

Quel est le pronostic du cancer de la prostate ?

Le pronostic dépend du stade de la maladie au moment du diagnostic :

  • Cancer localisé : le taux de survie à 5 ans dépasse 95 %.

     

  • Cancer localement avancé : la prise en charge reste efficace mais nécessite des traitements combinés.

     

  • Cancer métastatique : les traitements permettent de ralentir la progression et d’améliorer la qualité de vie, mais la guérison complète est plus rare.

     

Un suivi régulier (dosage du PSA, consultations, examens d’imagerie) est indispensable pour surveiller l’évolution de la maladie et ajuster les traitements.

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Dr Ala Chebbi

Questions fréquentes sur le cancer de la prostate ?

Le Docteur Ala Chebbi répond à vos questions les plus fréquentes sur le cancer de la prostate. Le Docteur Ala Chebbi est Urologue à Mantes-la-Jolie.

Oui. Même si des troubles de l’érection peuvent survenir, de nombreux patients retrouvent une vie sexuelle satisfaisante grâce aux traitements adaptés et à la prise en charge spécialisée.